Romandie.com
 
Créer un blog | Noter ce blog | Signaler un abus
 
| Autre blog ? >>  

Casino en ligne

La grande innovation du casino les Princes de Cannes

Depuis deux ans, les Casinos sont confrontés à une succession d’événements qui les inquiètent sérieusement. Il leur a tout d’abord fallu faire face à l’interdiction de fumer dans les lieux publics en mettant en application, au plus tard au 1er janvier 2008, le décret du 15 novembre 2006.  Ils ont ainsi été contraints d’installer des cabines fumeurs au sein des salles de jeu. A peine les nouvelles dispositions fussent-elles été appliquées, que la crise mondiale apparaissait en créant un climat d’incertitude. Les Casinos n’ont pas été épargnés affichant un taux de fréquentation en baisse, entraînant par la même occasion une diminution importante du chiffre d’affaires (lire article La crise économique sape le moral des casinos).

Afin de remédier à cette situation nouvelle, les Casinos ont dû trouver des solutions. C’est le cas du Casino Les Princes, situé en plein cœur de la Croisette, qui a décidé d’attirer une clientèle nouvelle : la classe moyenne. Et pour faire venir ces clients potentiels, le Dirigeant a eu l’ingénieuse idée d’installer des machines à sous dont les mises varient de 1 à 5 centimes. Le Casino a même supprimé une trentaine de bandits manchots de façon à créer un espace plus confortable diminuant par la même occasion la promiscuité entre les joueurs.
L’ambiance est certes la même, caractérisé par ce bruit si particulier des machines à sous, le tintement des pièces, l’euphorie des joueurs, mais elle se distingue par sa fréquentation d’un genre nouveau de population qui était jusqu’ici quasi-absente. De cette manière, le Casino Les Princes s’assurera un taux de fréquentation supérieure, qui engendrera une publicité favorable auprès de ces clients dont les revenus ne leur auraient jamais permis de s’accorder ce genre de distraction.

En installant ces machines, les clients dépenseront une somme identique à celle qu’ils auraient dépensé auparavant, à la différence près que le temps qu’ils mettront à écouler leur mise sera nettement supérieure. De cette façon, la Maison de Jeux s’assure un taux de fréquentation constant.


Le groupe Accor joue la prudence dans sa participation dans Barrière

Le groupe Accor joue la carte de la prudence en cette période de crise et vient d'annoncer qu'il ne renouvellerait pas son contrat avec l'Olympique Lyonnais ainsi que l'augmentation de sa participation  dans le groupe Lucien Barrière. En effet, la presse économique avait début février montrer les intentions du groupe Accor d'acquérir les 14% de parts du groupe Colony capital dans Barrière. Or, ce dernier a fait machine arrière et compte rester avec les 35% de parts qu'il a aujourd'hui sans pour autant le monter à 49%. Gilles Pélisson, président du groupe Accor, a fait part lors de la conférence de presse de la politique du groupe hôtellier de serrer les vis en période de crise qui a affectée le milieu du jeu. Aujourd'hui, le groupe Lucien Barrière appartient à 51% à la famille Desseigne-Barrière, 35% à Accor et 14% au fonds d'investissement Colony Capital. L'industrie du jeu est durement frappée par la crise et tous les voyants sont aux rouge. Au mois de janvier pas moins de 90 000 personnes sont venus gonflés les statistiques des demandeurs d'emploi, ce qui est considérable... et ce n'est pas fini. Le groupe Accor joue la carte de la prudence et son PDG annonce que l'augmentation du capital dans Barrière est jugée "prématurée".

L'industrie du casino est frappée par la crise économique, l'interdiction de fumer, la vérification des identités des joueurs sans oublier la recrudescence des sites de casinos en ligne. Ce secteur concurrentiel est en mauvaise posture durant ces temps de vaches maigres et de nombreux établissements sont en proie à des difficultés à tel point que des fermetures sont à prévoir. Patrick Partouche et Dominique Desseigne envisagent ce scénario catastrophe depuis de long mois et ont souvent sollicité l'aide de l'Etat en matière de réduction de taxes et d'ouverture du jeu en ligne. 

Le fonds d'investissement Colony Capital est fort présent dans le secteur du jeu en investissant dans des hôtels-casinos à Las Vegas, Atlantic City et en France avec sa participation dans Barrière. Colony Capital est également présent dans l'hôtellerie, la grande distribution (groupe Carrefour) et également dans le football en détenant la majorité des parts du Paris Saint-Germain.

Le groupe Barrière est en position difficile avec ses casinos terrestres mais son casino virtuel devrait attirer de nombreux joueurs français quand il recevra sa licence de jeu française. En mars 2009, le site de casino online, lecroupier.com, sera disponible en version payante en Grande-Bretagne et a des objectifs ambitieux à savoir attirer 1% des anglais. Le groupe Accor devrait retrouver le sourire dans sa participation dans Lucien Barrière avec des résultats importants dans le milieu du jeu en ligne grâce à la renommée internationale du premier groupe de casinos en France.


Le casino de Divonne-les-Bains sous l'ultimatum de Partouche

Le monde du casino est un univers impitoyable et le feuilleton de Dallas avec J.R Ewing et Sue Hellen ne sont rien en comparaison des casinos. Le groupe Partouche est en froid avec le maire de la ville de Divonne-les-Bains 0 quelques mois de l'expiration de la délégation de service public d'exploitation. En effet, le directeur du casino, Hubert Benhamou, a demandé au maire de la ville, Etienne Blanc, de baisser le taux de prélèvements de 15% à 5% à cause de la crise et de la mauvaise situation financière du casino. Le groupe Partouche profite d'être propriétaire des murs pour imposer sa loi et demander à ce que la mairie diminue son taux de 10% sinon il menace de fermer l'établissement de jeu. Le maire de Divonne-les-bains ne l'entend pas de cette oreille et annonce que si aucune entente n'est trouvée avec le groupe Partouche, il ira construire un autre casino sur les bords du Lac Léman avec un autre groupe de casinos comme Barrière, Tranchant ou Joacasinos. Blanc n'a pas peur des menaces du premier groupe de casinos en France et ne compte pas se faire dicter sa loi. Le groupe Partouche compte sur sa position dominante pour imposer sa loi car aucun groupe de casinos ne voulait reprendre l'exploitation de la licence de jeu.

Dans ce bras de fer, il y a 330 emplois qui sont sur la sellette si aucune entente n'est trouvée entre le groupe Partouche et la mairie. Si les deux parties campent sur leurs positions, il se pourrait que le casino ferme à cause des prélèvements trop importants de la mairie alors que le monde du jeu est frappé de plein fouet par la crise économique. L'année 2008 restera comme étant la pire année pour l'industrie du jeu et les casinos du groupe Partouche n'ont pas été épargnés par celle-ci. Patrick Partouche avait, a de nombreuses reprises, exprimé l'éventualité de fermer des établissements si des mesures n'étaient pas vite prises. Ainsi, il a commencé par fermer en basse saison le casino de Port Barcarès-Le Lydia - afin de limiter les pertes. De plus, il s'est lancé dans l'aventure du casino en ligne en proposant en argent réel des jeux de casinos, poker ainsi que paris sportifs sans même attendre l'autorisation du gouvernement.

Le bras de fer entre le casino de Divonne-les-Bains et le groupe Partouche risque d'être rude à trois mois de l'expiration du contrat. Les salariés retiennent leur souffle sur cette guerre psychologique entre Blanc et Benhamou en attendant qu'une issue soit trouvée.