Romandie.com
 
Créer un blog | Noter ce blog | Signaler un abus
 
| Autre blog ? >>  

Casino en ligne

Roland Léas dirigera de nouveau le Casino de Soulac pour une quinzaine d’années

Lundi 11 janvier 2010, le nouvel exploitant du Casino de la ville de Soulac a été nommé. Il s’agit en fait de l’actuel exploitant, Roland Léas, qui a décroché l’appel d’offres qui avait été lancé en mars 2009. Ce résultat n’a pourtant rien de surprenant dans la mesure où trois des quatre candidats (Partouche, Vikings, Socodem et Roland Léas) qui étaient sur les rangs pour prendre la direction de cet établissement se sont désistés. Le retrait du PDG de la Socodem, Frédérique Ruggieri, en décembre dernier avait fait couler beaucoup d’encre. Elle avait justifié son geste en expliquant « qu’il est devenu très délicat pour nous de faire face à un indépendant dont ce casino est la seule affaire ». Pourtant, il semblerait que ce ne soit pas la raison de son retrait, et qu’en réalité elle aurait préféré se retirer estimant qu’elle n’avait aucune chance face à Roland Léas qui aurait bénéficié de la majorité du Conseil Municipal.
 
Ce dernier estime que c’est la boîte de nuit qui a fait la différence et qui a permis de sélectionner Roland Léas, lequel avait défendu fermement le maintien de sa discothèque. Ce lieu permet ainsi de garantir la fréquentation des jeunes, qui sont par la même occasion des clients potentiels pour l’établissement de jeux. Le casinotier souhaite également investir et mettre en place de nouvelles modifications. Il est question de créer deux entrées distinctes, l’une pour le casino et l’autre pour la boîte de nuit ; d’installer une table de poker ; d’aménager une terrasse avec vue sur l’océan. Les jours d’ouverture pendant la saison hivernale seront remaniés : la maison de jeux ouvrira ses portes du jeudi au dimanche.

Roland Léas qui signe pour une quinzaine d’années est malgré tout mécontent de ne pas avoir obtenu gain de cause concernant la baisse de prélèvement sur le produit brut des jeux. Alors qu’il avait proposé un prélèvement de l’ordre de 12 %, sa proposition n’aurait pas trouvé satisfaction étant donné que cette dernière peut atteindre les 15 %. Par conséquent, Roland Léas n’a eu d’autres choix que d’accepter ce seuil, et de verser également 35 000 euros par an pour le développement de la ville.

Avis mitigés concernant l’ouverture des jeux en ligne

Après plusieurs reports, la date d’ouverture à la concurrence des jeux d’argent en ligne n’est pas totalement arrêtée, tout juste est-il question du mois de juin, date de la Coupe du Monde de Football. Malgré tout, les opérateurs s’attellent depuis plusieurs mois à se préparer afin de postuler pour l’agrément d’une licence qui sera délivrée par l’Autorité de Régulation des Jeux En Ligne (ARJEL).  Elle aura également la lourde tâche de veiller à ce que les sites illégaux qui sont basés à l’étranger ne puissent pas accueillir des joueurs français, ce qui risque de s’avérer très difficile.

La Française des Jeux qui détient le monopole dans les jeux de grattage et de loterie devra faire face à une nouvelle concurrence dans les paris sportifs. Son Président Directeur Général, Christophe Blanchard-Dignac, reste cependant très confiant puisqu’il estime que les joueurs préféreront rester fidèles. Les chiffres de la FDJ pour l’année 2009 reflètent bien cet état d’esprit, la plaçant ainsi à la deuxième place mondiale. Malgré tout, la FDJ ne veut pas se reposer sur ses lauriers et d’après les toutes dernières rumeurs elle envisagerait de racheter l’opérateur de la loterie britannique, Camelot. Mais la FDJ souhaite également s’imposer dans le monde du poker en ligne, et la signature récente d’un accord avec le groupe Barrière va leur permettre de faire une demande de licence auprès de l’ARJEL. Une telle alliance avec un groupe de cette envergure qui est à la tête de nombreux casinos sera un moyen sûr de s’imposer dans le cercle du poker en ligne. En effet, les établissements de jeux possèdent un très grand savoir faire dans ce domaine, et leurs sites sont les plus fréquentés.

Le groupe Partouche, l’un des principaux concurrents du groupe Barrière, ne voit pas du même œil cette ouverture qu’il ne juge pas favorable aux casinos. Selon ses dires, « le poker est attribué à tout le monde, alors qu’en Belgique, seuls les exploitants de casinos pourront proposer des jeux de casinos en ligne, selon la nouvelle législation belge ».  De plus, il considère que le projet de loi concernant cette ouverture va favoriser la FDJ et le PMU, et que les maisons de jeux se retrouveront lésées.

Deux nouveaux co-présidents dans le Groupe Lucien Barrière

Dominique Desseigne, qui dirige depuis 2001 le Groupe Lucien Barrière spécialisé dans la gestion des Casinos et Hôtels de luxe, a choisi de s’encadrer de deux personnes renommées afin de remplacer Sven Boinet. En effet, le 16 novembre dernier, ce président du directoire de Groupe Lucien Barrière est allé rejoindre Pierre et Vacances après 5 années de services. Celui qui avait également dirigé Accor part en laissant une image positive de son travail. Dominique Desseigne ne tarit pas d’éloges à son sujet en affirmant « qu’il a permis au groupe d’affronter la crise sans renier la qualité de service qui fait sa force ». Il admet également que la baisse de 2,5 %  est un bon résultat au regard de la situation économique française et des résultats beaucoup plus inquiétants de ses concurrents.

Pour le remplacer à la tête de son groupe, il a nommé un tandem qui travaille ensemble depuis plus de quatre ans en qualité de membres du directoire et directeurs généraux de Lucien Barrière: il s’agit de Christian Meunier et de Jacky Sticker. Le premier a dirigé les grands palaces de La Baule et de Deauville et a participé activement à l’ouverture du Fouquet’s de Paris et du Naoura Barrière de Marrakech. Le second qui vient d’Accor, est propriétaire à 51 % du groupe Lucien Barrière. Il avait été nommé afin de diriger les opérations de la région sud, mais également des achats et du contrôle de la gestion.

Dominique Desseigne veut mener à bien la mission que lui avait confiée son épouse, Diane Barrière, décédée en 2001 : transmettre le bâton à la quatrième génération. Ses enfants étant trop jeunes pour intégrer le groupe pour le moment, il mise sur ce nouveau tandem de co-présidents du Directoire du Groupe Lucien Barrière qui doit diriger ce groupe afin de le faire fructifier et de pouvoir dans les années futures le transmettre à la nouvelle génération.


Une centaine d’opérateurs intéressés par la loi sur l’ouverture des jeux en ligne

Il a fallu des mois de discussions et de négociations pour mettre au point le projet de loi devant encadrer l’ouverture à la concurrence du marché des jeux et paris en ligne. Ce projet à pris six mois de retard, il était prévu pour le 1er janvier 2010 et est repoussé pour juin 2010, pour la Coupe du monde de football dont l’organisation est prévue en Afrique du Sud.

Le gouvernement français souhaite par cette loi non seulement encadrer l’offre des jeux sur le net mais également se mettre en conformité avec la Commission européenne imposée par Bruxelles, mettre fin à la prolifération des sites illégaux tout en répondant aux attentes des nombreux opérateurs français qui sont dans l’attente de cette ouverture.

Pour cela, la loi va contraindre les opérateurs intéressés par ce marché plutôt prometteur des jeux en ligne, comme le poker en ligne, de demander une licence d’exploitation à l’Autorité de régulation des jeux en ligne (l’Arjel) qui est chargée de dispenser les licences tout en vérifiant la conformité avec la nouvelle loi, et ce selon un cahier des charges strictes afin de lutter contre l’addiction aux jeux ou le blanchiment d’argent.

Le nombre d’opérateurs intéressés par une licence de jeux, paris hippiques, paris sportifs et poker est évalué à une centaine. Actuellement et jusqu’au décret de loi, seuls le PMU et la Française des jeux peuvent proposer les paris hippiques et paris sportifs sur internet.

Un arrêt rendu le 8 septembre 2009 par la Cour de justice européenne a jugé légitime la volonté d’un Etat, pour ce dernier rendu le Portugal, d’interdire l’opérateur des jeux d’argent installé à Gibraltar Bwin, tranchant en faveur du monopole historique de loterie Santa Casa de Misericordia de Lisboa. Le Ministre du budget français, Eric Woerth a affirmé que cet arrêt ne remettait nullement en cause le projet de loi français sur l’ouverture à la concurrence des jeux d’argent et de hasard sur internet.

M6 et Bwin pourraient signer un accord

Début novembre se sont déroulés les World Series of Poker (WSOP) à Las Vegas. Cet événement a été médiatisé dans le monde entier à travers de très nombreux articles de presse, des émissions télévisées, sur internet… Il faut dire que ce jeu compte des millions d’adeptes et l’engouement qu’il suscite est de plus en plus important. Alors que le poker jouissait d’une mauvaise réputation, où les hommes peu recommandables disputaient des parties jusqu’au bout de la nuit en buvant et en fumant, il bénéficie aujourd’hui d’une image très valorisante. De nombreuses stars n’hésitent pas à en faire son apologie, et à disputer des compétitions à travers la planète. Patrick Bruel a été le premier porte-parole du poker et a largement contribué à populariser ce jeu en remportant des championnats.

Consciente de l’attrait que suscite le poker, la chaîne de télévision M6 est actuellement en pourparler avec Bwin afin de signer un accord. Ce plus grand site européen d’offres de paris sportifs en ligne (estimé à 9 000), de 2 casinos mais également de poker… semble être un partenaire de bonne envergure pour le groupe M6. Leur accord se limiterait toutefois au poker, car il est formellement interdit à cette chaîne de proposer des paris sportifs en raison de son statut de propriétaire du club des Girondins de Bordeaux. Les paris concernant la présentation de cette future émission vont bon train et un nom circule déjà : celui d’Estelle Denis. Cette journaliste, animatrice, et également compagne de Raymond Domenech, s’est faite une place dans le monde du poker. Cette passionnée a même décroché la 203ème place des championnats du monde de poker 2009 en empochant 25 000 euros.

Le Président du directoire de la chaîne de télévision M6, Nicolas de Tavernost, reconnaît que la force de son groupe est de diversifier ses activités, et que cela s’est récemment vérifié puisqu’il n’a pas enregistré de pertes pour l’année 2009, alors que la crise bat son plein. Il est très confiant en l’avenir et dans cette future association d’avec Bwin qui lui permettra de se faire une place dans le monde des jeux d’argent en ligne.


Les habitants de Penghu se sont prononcés contre l’implantation de casinos

La réponse au référendum local sur l’implantation d’établissements de jeux sur l’île principale de l’archipel de Penghu est tombée ce samedi 26 septembre 2009. Les habitants de Penghu ont signifiés massivement leurs rejets. Ils ont été 56,44 % à répondre « non » à la question « Penghu doit-il créer une zone de tourisme internationale comportant un casino ? ».

Dès l’annonce du référendum, la mobilisation contre le projet proposé par Wang Chien-fa, chef du district a été importante. Les opposants étaient non seulement des politiciens, mais également des religieux, des étudiants, des personnalités connus dans le spectacle et même le président du groupe hôtelier Landis, Stanley Yen.

Ils étaient 42 % d’électeurs à s’être déplacés  pour le référendum local. Et selon la loi sur le référendum et pour qu’il soit déclaré valide, il faut que plus de la moitié des électeurs inscrits votent « oui » et que plus de 50 % des votants se prononcent en sa faveur.

Le Chef du district, Wang Chien-fa qui était pour l’implantation de casinos veut respecter la décision de ses électeurs. Son choix s’était porté sur les établissements de jeux afin de développer le tourisme et assurer une prospérité à Penghu, mais d’autres revenus pourraient être envisagés tels que le développement de l’énergie verte.

L’archipel qui est formée de 12 îles a du mal à faire valoir ses atouts aux touristes. Elle possède pourtant de superbes plages et de nombreuses activités marines.

Les jeux d’argent à Taiwan sont interdits, mais depuis le 12 janvier 2009 le Parlement a voté un amendement qui autorise l’implantation de casinos sur les îles au large, tels que Penghu, Matsu ou Kinmen, avec pour conditions que les habitants se prononcent par référendum.


Le jeu pour oublier sa condition…

Il y a certaines villes au monde, comme Rangoon, où le jeu sert à oublier ses conditions misérables de vie. C’est le cas de la majorité de ses citoyens. La pauvreté côtoie les habitants de cette ville et le peu d’espoir qu’ils ont font que beaucoup d’entre eux n’hésitent pas à jouer la moitié de leur salaire dérisoire pour avoir un but. Un espoir bien cher payé quand on sait que bon nombre gagnent l’équivalent de 2,10 € par jour, qu’ils soient fonctionnaires ou marchands…

Les habitants de Rangoon savent que les jeux de hasard sont interdits, pourtant, malgré leur extrême pauvreté, ils se réunissent tous les jours vers midi, au Sky Café, situé dans un quartier miteux. Les femmes viennent avec leur bébé dans les bras, les grand-mères avec un cigare au bec et les hommes les mains remplies de cambouis. Ils se retrouvent à cette heure-ci, dans cette cabane, pressés de voir sur le téléviseur du café les deux numéros qui vont s’afficher à l’écran. Ces deux chiffres qui correspondent en fait à l’indice boursier,  ne sont ni plus ni moins que les deux numéros sur lesquels chacun parie la moitié de sa paie, avec l’espoir de sortir un jour de sa condition pitoyable.

A Bangkok, et notamment dans la région du Myanmar, le jeu notamment le casino est pire qu’une épidémie. Il s’est répandu de manière fulgurante à travers toute la population pauvre et donne aux habitants de ces quartiers surpeuplés un semblant d’espoir qui leur fait  croire à une hypothétique sortie d’une condition de vie dramatique. Sans aucune perspective de futur, sans liberté politique ou économique, le jeu reste pour eux une échappatoire, un exutoire, une façon de croire que tout cela va s’arrêter et leur permettre d’entrevoir des jours meilleurs.


Pourtant, la triste réalité est toute autre. Nombreux sont les joueurs de hasard qui ont sombré à cause de ce jeu, pour finir dans la mendicité la plus complète. Les pauvres subissent la mauvaise gestion des dirigeants qui s’enrichissent sur leur dos. Pour eux, il n’existe aucun recours, aucune couverture sociale, rien. Si par malheur ils ont tout perdu au jeu, ils n’ont plus qu’à revendre le peu de biens dont ils disposent et faire la manche…

Les bookmakers, quant à eux, s’en mettent plein les poches, même si c’est une activité qui reste interdite et passible de prison. Les policiers, témoins de ces actes n’ont aucun scrupule à se laisser soudoyer et attendent sournoisement leur part du gâteau, l’air de rien…


Casino asisatique: Le nouvel Eldorado Laotien

La ville de Boten connaît un véritable succès depuis que le casino a ouvert ses portes il y a environ deux ans et demi. Cette concession de trente ans accordée par le Laos à son voisin, la Chine, a contraint les anciens résidents de cette ville à se déplacer. Ainsi, de gros investisseurs ont décidé de créer une véritable zone touristique en créant des hôtels mais surtout leur célèbre Casino. Cette idée ingénieuse a entraîné un taux de fréquentation avoisinant les 90 % au sein des complexes hôteliers. En effet, les Chinois n’hésitent pas à se rendre à Boten non seulement pour connaître ces montées d’adrénaline, mais surtout pour jouer en toute tranquillité étant donné que ces jeux sont formellement interdits dans leur pays. Cette maison de jeux est ainsi ouverte 24 heures sur 24 et tous les jours.


L’ambiance est pourtant différente de celle des Casinos étrangers dans la mesure où les fumeurs y sont acceptés et que les mises peuvent atteindre les 20 000 euros. Il est même fréquent de voir certains clients attablés munis d’oreillette qui jouent pour des patrons fortunés, ou de jeunes filles envoyés par leurs proxénètes rôdant inlassablement à l’affût de nouveaux clients. De cette façon, la réputation de la toute nouvelle ville n’est pas exempte de toutes sortes d’histoires qui circulent, affirmant que les clients qui ne s’acquitteraient pas de leurs dettes seraient tués.

La création de cette ville a cependant permis la mise en place de beaucoup d’emplois (un millier entre l’hôtel, le casino et la seconde maison de Jeux qui s’adresse à une population plus modeste). Des lieux d’hébergement des salariés ont de ce fait été créés, semblables à ceux qui existent déjà en Chine, entassant jusqu’à 5 personnes dans un lieu minuscule, ce qui ne perturbe pas les dirigeants.

Ce nouvel Eldorado permet donc à ses investisseurs d’en tirer des bénéfices conséquents auprès des populations limitrophes, mais toujours pas auprès de la clientèle internationale. Afin de les attirer il est actuellement question de diversifier et d’agrandir cette ville en créant un centre commercial et un terrain de golf.


La grande innovation du casino les Princes de Cannes

Depuis deux ans, les Casinos sont confrontés à une succession d’événements qui les inquiètent sérieusement. Il leur a tout d’abord fallu faire face à l’interdiction de fumer dans les lieux publics en mettant en application, au plus tard au 1er janvier 2008, le décret du 15 novembre 2006.  Ils ont ainsi été contraints d’installer des cabines fumeurs au sein des salles de jeu. A peine les nouvelles dispositions fussent-elles été appliquées, que la crise mondiale apparaissait en créant un climat d’incertitude. Les Casinos n’ont pas été épargnés affichant un taux de fréquentation en baisse, entraînant par la même occasion une diminution importante du chiffre d’affaires (lire article La crise économique sape le moral des casinos).

Afin de remédier à cette situation nouvelle, les Casinos ont dû trouver des solutions. C’est le cas du Casino Les Princes, situé en plein cœur de la Croisette, qui a décidé d’attirer une clientèle nouvelle : la classe moyenne. Et pour faire venir ces clients potentiels, le Dirigeant a eu l’ingénieuse idée d’installer des machines à sous dont les mises varient de 1 à 5 centimes. Le Casino a même supprimé une trentaine de bandits manchots de façon à créer un espace plus confortable diminuant par la même occasion la promiscuité entre les joueurs.
L’ambiance est certes la même, caractérisé par ce bruit si particulier des machines à sous, le tintement des pièces, l’euphorie des joueurs, mais elle se distingue par sa fréquentation d’un genre nouveau de population qui était jusqu’ici quasi-absente. De cette manière, le Casino Les Princes s’assurera un taux de fréquentation supérieure, qui engendrera une publicité favorable auprès de ces clients dont les revenus ne leur auraient jamais permis de s’accorder ce genre de distraction.

En installant ces machines, les clients dépenseront une somme identique à celle qu’ils auraient dépensé auparavant, à la différence près que le temps qu’ils mettront à écouler leur mise sera nettement supérieure. De cette façon, la Maison de Jeux s’assure un taux de fréquentation constant.


Le décès d’un salarié du casino de Montréal

Un employé du casino de Montréal, âgé de 63 ans, pris de malaises est décédé le 6 février 2009 sur son lieu de travail. Les 6 cadres de l’établissement dont 2 infirmières qui lui ont portés secours n’auraient pas eu les bons réflexes pour le secourir. Leurs concours se sont portées principalement sur le port d’un masque à oxygène, mais aucun des secouristes n’a pensé à utiliser le défibrillateur. Les ambulanciers appelés se sont rendus auprès de la victime qui se trouvait au 5ème étage du bâtiment. Ils auraient mis neuf minutes entre leur arrivée et leur départ. L’intervention des ambulanciers a été allongée indûment du fait que le cadre affecté à la sécurité n’était pas capable de bloquer l’ascenseur manuellement et que celui-ci a fait des arrêts à chaque étage. Le salarié du restaurant du casino de Montréal aurait succombé à une crise cardiaque.

Une enquête syndicale fait ressortir que les 6 cadres présents sur les lieux remplaçant les agents de sécurité en lock-out n’ont pas donné les premiers bons soins. En outre, la CSN (Confédération des Syndicats Nationaux) et le SESCQ (Syndicat des Employés de la Société des Casinos du Québec) prétendent que le lock-out décrété le 27 août dernier met en péril la vie des employés du casino ainsi que des clients. Un communiqué de la CSN attaque la direction du casino de Montréal invoquant des fautes commises. Mais l’établissement de jeu rétorque que ses cadres sont équipés pour répondre à toute sorte de situation. Le rapport établi fait ressortir que les salariés remplaçant les agents de sécurité n’avaient pas détectés les symptômes d’ordre cardiaque et qu’aucune manœuvre de réanimation cardiorespiratoire n’a été effectuée. Le temps de réponse des cadres présents a été évalué entre 90 secondes et 4 minutes contre 38 secondes pour des agents de sécurité. De plus, les signes vitaux de la victime n’auraient pas été vérifiés avant l’arrivée des ambulanciers.

Le décès de l’homme a été dévoilé lors de la Journée internationale de commémoration des personnes tuées ou blessées au travail. Les deux organisations demandent au Gouvernement d’intervenir. Ils souhaitent des enquêtes de la CSST (Commission de la Santé et de la Sécurité au Travail).

Néanmoins, il est difficile d’affirmer que la victime ait succombé à une crise cardiaque puisque aucune autopsie n’a été effectuée sur le corps du défunt. Le casino de Montréal se trouve confronté depuis plusieurs mois à la pression des syndicats et de son personnel et les grèves se sont multipliées dans les différents postes. Les revendications actuelles portent principalement sur les horaires de travail